De leurs longs bras enchevêtrés et moussus

Les arbres tortueux écoutent, religieux,

Son murmure...

Car elle coule, elle susurre

Parfois même glougloute

La source.

Berçant d'un léger clapotis

Les petits êtres du marais

Qui se glissent en son coeur

Mystère.

Elle scintille au doux rayon

Et le vert si tendre des mousses

Palpite. Elle vit, ô délice

Et le prince-crapaud s'y glisse

A la recherche qui sait d'une ondine ?

Et toi tu caresses l'eau vive

Qui jaillit du coeur Terre

Et tu pleures de bonheur

Car cette Eau-soeur invite, coquine,

A la détente, à la paresse

De l'instant retrouvé, d'une délicatesse

La source jaillit et rit

Et l'âme s'en nourrit, épanouie.


Mai 2011 Eymecé